Archive for the stress Category

3, the magic number: Justice, DSL, SebastiAn

Posted in dog, dsl, Ed Banger, ed rec vol 3, find me in the world, justice, sebastian, stress on June 18, 2008 by freeyourmind

(c) Marco Dos Santos

Cela ne t’aura pas échappé si tu traînes un tant soit peu dehors malgré une météo capricieuse (affichage sauvage oblige), la nouvelle compil Ed Rec vol. 3 est sortie il y a moins de 10 jours. Si j’ai « tardé » à en parler ici, c’est que la déferlante fluo a été tellement violente ces derniers mois que je tends à m’éloigner d’un mouvement qui n’engendre plus rien de très qualitatif. Pourtant, le dernier opus du label de Busy P est notable à 3 égards…

Tout d’abord, l’auto remix de Justice du morceau qui a fait polémique ces derniers mois, j’ai nommé Stress. Les 2 frenchies les plus célèbres à l’étranger depuis Daft Punk ont passé Stress à la moulinette Rondo Veneziano (comme quoi, ils ne sont toujours pas remis du refus de Fabric de prendre leur CD mixé où justement R Veneziano y figurait; j’en parle ici) et les 2 premières minutes de montée du track sont élégamment soutenues par des violons. C’est très plaisant, utra jouissif et redonne un bon coup de jus à un titre qui ne m’avait jamais vraiment convaincu; tout en rappelant aux sceptiques que ces 2 lascars ont du potentiel et que leur album est quand même sacrément bon…

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Justice – Stress (auto remix)

Ensuite, DSL. J’avais un a priori négatif sur ces gars-là. Surtout depuis que j’avais vu qu’ils figurent sur la bande original du « film » Génération Electro qui sort début juillet (je croise les doigts pour un bide). Les paroles du morceau évoquent avec aigreur et non sans une certaine ironie, les vices d’une société de consommation dont ils sont pourtant au centre, en faisant partie d’un label comme Ed Banger Records. Auto-critique et prise de recul, c’est pas original mais ça fait plaisir à entendre. Par ailleurs, le track ne sonne pas trop « quartier » et donne aussi envie de se déhancher. Bref, un bon compromis entre prise de conscience et groove. Prometteur.

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DSL – Find me in the world

Last but not least SebAstian. Auteur d’un récent EP ultra décevant MMA, je n’attendais plus grand-chose de ce Sébastien là… Mais Dog est une bonne claque aux mauvaises rumeurs : n’espère rien de fin voire de mélodieux, Dog est la bande-son idéale d’un mauvais film de série Z, gore et malsain au possible (type Braindead tu vois). Ou quand Iron Maiden fait un gosse à Aphex Twin, version Come to Daddy. Les lyrics sont hurlées (par qui ?) et tout ce qu’on comprend c’est le Dog du refrain, haché et cauchemardesque. J’adore…

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SebastiAn – Dog

Malgré leur bonne réputation, tu peux faire l’impasse sur DJ Mehdi et Mr Oizo, ils n’ont pas beaucoup brillé sur ce coup-là…

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On est dans la merde

Posted in justice, le paris paris, paris social club, rex, stress, tryptique on May 28, 2008 by freeyourmind

L’histoire se répète.

Le problème de la France et des Français est qu’on attend toujours de toucher le fond pour se dire “maintenant, il faut réagir”. Aller, j’ose : alors qu’en cette fin mai pluvieuse, les uns fêtent non sans une étincelle dans les yeux les 40 ans d’une révolution sociale appartenant presque à la préhistoire tant les choses ont changé aujourd’hui, leurs enfants (dont moi) se rendent compte d’une chose : on est dans la merde….

On est dans la merde car d’un point de vue purement culturel, l’heure est aussi à la globalisation. Les majors du disque telles des Robert Parker de la musique uniformisent le goût des gens et tout a la même saveur…

On est dans la merde car pour s’en sortir ces même majors imposent aux médias, les radios en 1er lieu, leurs playlists qui ne correspondent plus à rien si ce n’est à un maelström indigeste, une bouillasse sonore qui leur garantit des revenus mensuels de plus en plus sporadiques.

On est dans la merde car les défricheurs de talents qu’étaient les fanzines et autres magazines musicaux suivent la tendance et pour vendre toujours plus de numéros se font les relais de ces même maisons de disque (et ne me parlez pas des blogs !).

On est dans la merde car en bout de chaîne, le consommateur (que nous sommes tous) est de moins en moins exigeant, sort de moins en moins souvent et lorsqu’ils se bougent enfin le c**, il va là où tout le monde va, danse quand les autres dansent et rentre chez lui avec le dernier métro.

Et là, tu dois te dire “Mais où veux-tu en venir, mec ?!”.

Alors que le Rex fête ses 20 ans, j’apprends ce matin qu’à quelques encablures de ce qui est le dernier club décent de PARIS (de FRANCE ?), le Paris Paris vit ses dernières heures. Je ne suis pas un ami personnel de Marco Dos Santos, je ne le connais même pas (et dieu sait que j’ai pu critiquer la prog du lieu), mais si les clubs ferment les uns après les autres, si l’offre de sortie culturelle (oui, un club est bien un lieu de sortie culturelle) se réduit à une peau de chagrin (et ne viens pas me parler du Social Club, il ne doit sa création qu’au décès du Tryptique), c’est ce même phénomène de concentration qu’on observe dans le monde de l’entreprise qui va se dupliquer à celui de la nuit. Il ne restera plus que des grandes surfaces de la nuit, des dancefloor de supermarchés, des centres commerciaux sonorisés.

Et de laisser le mot de la fin à MDS:

“PARIS, LA PLUS BELLE VILLE DU MONDE.
PARIS, UN SUPERBE POULET BIEN DORE LABEL ROUGE MAIS BIENTÔT SANS ABATS ET SANS ORGANES.

JE VOUS LAISSE, C’EST L’HEURE DE LA STAR AC’.”

Finalement, histoire de faire réagir tout le monde, c’est Xavier et Gaspard qui ont eu raison : Stress


Everything falls appart #2 (DSL, Santogold, Justice)

Posted in creator, dsl, Ed Banger, justice, santogold, stress on May 20, 2008 by freeyourmind

Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens (hein ?!)…

Ou comment les rois de la récup’ grasse et inesthétique (j’ai même pas envie de chercher qui se cache derrière tout ça…) s’emparent du mouvement Tecktonik, pour ratisser encore plus large y collent le terme (un peu fourre-tout, il faut le dire) d’Electro et y incorporent aussi (tant qu’à faire) la mode Fluo avant de saupoudrer le tout d’une caution artistique en la personne de DSL Ed Banger (well done Pedro), pour sortir le blockbuster de l’été, plus fort que les Ch’tis, j’ai nommé “Génération Electro”.

A mon époque, il y avait la Génération X; aujourd’hui, il y a la “Génération Electro”. Tout fout le camp…

Gros buzz l’an dernier autour de son creator tonitruant et hybride qui remixait allègrement les sonorités grime-booty du fin fond de l’East London avec les guitares punk saturées d’un Brooklyn surchauffé, Santogold était censée jouer ce soir au Nouveau Casino. “Etait” car la jeune femme a purement et simplement annulé le concert à la dernière minute ! Raison : “la chanteuse est soudainement atone” dixit Mélanie Bauer de Radio Nova. De qui se moque-t-on ? Info ou intox ?! Moi, j’ai surtout entendu dire qu’elle n’aimait pas la France. Tout fout le camp…

Enfin, la polémique autour du clip de Justice Stress ne cessant d’enfler, et SURTOUT parce que je n’ai pas beaucoup vu/lu ce texte sur les blogs, voici le communiqué de presse officiel dont s’est fendue la maison de disques pour expliquer la vidéo “scandale” du groupe

“La vidéo de Stress est née d’une idée : offrir un clip indiffusable en télé à un titre indiffusable en radio. Sans la contrainte de réaliser un clip “diffusable”, nous avons pris toutes les libertés avec ce support. Pas pour choquer gratuitement : juste pour ouvrir le débat, susciter des questions, comme le font régulièrement le cinéma, la littérature ou l’art contemporain.

Avec cette liberté viennent des risques : être mal interprétés, voire instrumentalisés. Nous ne l’avons à l’origine confié qu’à un seul site web (celui de Kanye West), certains que ce clip trop long, trop violent et aussi peu consensuel ne pouvait exister qu’en dehors des schémas habituels. Nous étions conscients que le clip était sujet à controverse. Nous n’imaginions pas un instant que le débat irait si loin, que nous nous retrouverions à devoir nous justifier sur des sujets aussi graves.

Mais la récupération massive de ce clip, en quelques heures seulement, nous a rappelé à quel point il est difficile aujourd’hui de contrôler la destination des images et l’intégrité de leur propos. Nous n’avons ni l’intention ni la légitimité de parler en profondeur des problèmes de société.

Ce film n’a jamais été envisagé comme une stigmatisation de la banlieue, comme une incitation à la violence ou, surtout, comme un moyen larvé de véhiculer un message raciste. Cette vidéo n’a jamais été censurée. Nous avions pris dès le départ la décision de refuser systématiquement toute diffusion télévisuelle afin de ne l’imposer à personne.

Nous avons donc toujours laissé au spectateur le choix de la voir ou de l’ignorer sans jamais tenter d’orienter sa pensée, conformément à l’idée que nous nous faisons de l’art et du divertissement.

Gaspard & Xavier, JUSTICE”

Alors, gros coup de marketing ou honnêteté intellectuelle ? Tout fout le camp…

Vivement l’Eurovision et la prestation de mon pote Tellier samedi…