Archive for the solidays Category

Solidays ep2 : back from the dead

Posted in etienne de crecy, exyzt, ntm, solidays, supreme ntm on July 10, 2008 by freeyourmind

Toc toc ? Tu dors ? Pas moi ! Tu croyais pourtant que j’avais décidé de laisser les autres (= Julien, Nadaxeler, Elo et Alexis) bosser maintenant qu’on est plus nombreux chez FYM ! Et bien, non !! Je maintiens le cap et garde la barre bien en main, en bon capitaine du e-navire !! Mais c’est vrai que le week-end dernier était chargé en évènements festifs…

D’où prise de retard, nuits écourtées et bada boum, post du deuxième jour de Solidays, presque une semaine après !

Samedi 5 juillet, j’arrive à Longchamp en fin d’après-midi. Petit repérage des lieux (faut dire que je n’étais pas là la veille…), « hoo, t’es là toi aussi… », « bonjour, bonjour… », « bisou, bisou…» etc. Bon, le stand merguez frites est là, pour les chichis c’est par là et les scènes, ha oui, les scènes, c’est par là…

Un rapide coup d’œil à la prog pour me remémorer les artistes que je souhaite voir : NTM bien sûr que j’ai raté à l’Olympia lundi 30 juin en concert vip, et tous les artistes electro en général (et Etienne de Crecy en particulier !).

Comme souvent sur Solidays, l’ambiance générale est très sympa : les gens sont heureux d’être là (malgré une météo capricieuse), l’organisation générale est (relativement) bonne… 😉 Bref, que du bonheur ! Et souvent quand tout va bien, le temps passe vite ! En 2-2, il est déjà 23h30 et le concert des 10 ans est sur le point de commencer…

Je cours je cours vers le devant, et me faufile tant bien que mal tout contre la barrière de sécurité, devant la scène, histoire de sentir (au sens propre comme au sens figuré) toute l’énergie du live m’envahir…

Je mets mes bouchons d’oreille (ne jamais oublier de se protéger !), et c’est parti pour presque 2 heures d’hommage appuyé à l’association Solidays ! Des stars de la variété française défilent (des prénoms qui commencent par « R », « L » ou « S ») entrecoupées par un Zebra aux cuts toujours aussi affûtés et aux bootlegs toujours aussi efficaces (big up pour le « Justice – Phantom pt II » pimpé avec « The Clash – Should I stay or should I go » une grosse claque aux mauvaises rumeurs)

ZEBRA @ SOLIDAYS 2008
envoyé par freeyourmind

Puis, soudain, des grognements !

Tout Longchamp tremble, « Gare au gorille » comme disait l’autre, sauf que là, c’est plutôt « Gare au jaguar » !! SUPREME NTM sont dans la place !!! Joey Starr déboule en premier sur scène suivie de Kool Shen ! La déflagration sonore est inouïe, j’ai l’impression que mes bouchons d’oreille sont tombés ! Le duo reconstitué démarre par le tonitruant « Qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu », qui malgré ses 10 ans d’âge, brille toujours par la pertinence de ses paroles. Justement, Solidays s’enflamme et moi avec ! Ils n’arrêteront pas de se pousser, de se heurter le poitrail tels des joueurs de football américain ! Camaraderie virile ou tout simplement manifestation du bonheur d’être de nouveau réunis, je pencherais plutôt pour le second choix. Et nous aussi, on est heureux. ..

Ce sera court mas ce sera bon et après 15 minutes de « Jump, jump ! » , le concert des 10 ans se termine vers 1h du matin… Mais mes baskets en demandent encore, et mes chevilles ne sont pas fatiguées ! A l’opposé justement, le concert d’Etienne de Crecy débute. Sans réfléchir, je cours rejoindre l’autre scène. Je suis échauffé maintenant, les choses sérieuses peuvent commencer…
Etienne De Crecy, je ne te le présente plus…

Mr De Crecy, n’a pas disparu de la circulation, englouti par l’œil du cyclone nu-rave qui sévit sur l’Europe depuis plus de 2 ans maintenant. Il est toujours actif et poursuit son petit bonhomme de chemin sur la route de la musique électronique de qualité.

Et pour mieux servir sa musique, il l’a paré d’un habit de lumière assez stupéfiant, une installation visuelle totalement inédite, que l’on doit au collectif Exyzt (les mêmes qui ont fait l’install’ plutôt réussie du Paris Social Club…)

C’est véritablement indescriptible et totalement envoûtant… La vidéo parle d’elle-même.

ETIENNE DE CRECY EP1 @ SOLIDAYS 2008
envoyé par freeyourmind

Le public ne se trompe pas et les tracks ultra efficaces du versaillais, servis par cette installation qui dépasse l’entendement de tout clubber averti, font décoller un Solidays qui en ce deuxième jour de festival fait preuve d’une énergie sans limite.

Ça danse, la poussière s’envole dans l’espace et moi avec, je perds la notion de mes sens (hé, j’ai pas pris de drogues, hein !), je souris aux anges, le purgatoire dispose donc bien d’un sound system et il est super bon !

Au bout d’un peu plus d’une heure, le live prend fin. Brodinski branche ses machines au milieu de l’installation d’Etienne De Crecy, qui est trop monumentale pour être démontée tout de suite… Il commence son set et c’est beaucoup beaucoup plus triste et conventionnel du coup. J’ai envie de partir. Je pars, c’est bon, j’ai pris ma claque, je peux rentrer maintenant… Bonne nuit….

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Solidays ep 1 : Nadaxeler was there

Posted in agoria, busy p, DJ Medhi, laurent garnier, midnight juggernauts, para one, solidays, Vitalic on July 6, 2008 by freeyourmind

Photo : Olivier Samyde

A week-end exceptionnel, équipe exceptionnelle. Si tu suis un petit peu la vie de ce blog, j’ai passé le soirée de vendredi à interpeler verbalement le public et à distribuer les claques sonores dans le cadre de la 2ème édition de 2 Many Bloggers. Donc pas de Solidays pour moi. Par contre, j’ai dépêché un homme de confiance, blogger de l’ombre et amateur averti pour te faire le post-report de cette première journée Solidays. Cette homme s’appelle Nadaxeler…

Je n’ai jamais été à un festival. Mais quand j’ai appris la programmation du dixième Solidays, j’ai mis de coté mes a prioris et j’ai cliqué sur acheter…

Dans l’impressionnante file d’attente pour la navette, je suis sur le point de regretter. Je suis Français et je me fie aux apparences, c’est mal. Des jeunes, des moins jeunes, des cadres, des fluokids, des fans de reggae, de rock… Je me dis qu’il y’a trop d’artistes programmés, trop d’horizons musicaux représentés, que le site est trop grand, bref, que je serai mieux dans mon lit à me reposer avant d’aller admirer ce line up de fou dans un club. Le slogan des 10 ans de Solidays me reste en travers de la gorge « entre rock chic et electro choc » : Comment se mettre dans une ambiance quand il en existe plusieurs ? Pour l’instant il m’évoque plus une gymnaste soviétique qui rate son grand écart sur une poutre des internationaux de Minsk.

J’arrive au beau milieu d’un moment de flottement, le site est bondé contrairement au chapiteau qui doit accueillir les Midnight Juggernauts. Le bon point : je suis devant la scène ; le mauvais : ils arrivent dans une demi-heure… J’en profite pour jeter un coup d’œil à la prog’, les artistes de « la nuit électro » jouent sous deux chapiteaux à 500 mètres de distance ; je sombre dans des calculs pour établir un plan d’attaque pour voir tout le monde, le line up de ce soir est massif ! Para One, Busy P., Laurent Garnier, Vitalic, DJ Medhi, Midnight Juggernauts donc et Agoria un DJ techno de renommée internationale dont je n’ai jamais entendu parler – shame on me. Les sets commencent et terminent au même moment, impossible de voir tous ceux que je veux sans en manquer d’autres – choisir c’est renoncer – je vais devoir changer de scène toutes les demi-heures. Déception.

Les Midnight débarquent interrompant mes pensées obscures et cartésiennes.

Ils font plonger le chapiteau dans leur univers, psyché. Certes leurs titres sont puissants et plus appréciables en live que sur l’écoute confidentielle de leur album mais je suis trop occupé à me dire que je rate Vitalic alors je n’arrive pas à les suivre… C’est bien mais pas top allez je change de scène. Et là arrive ce que je redoute depuis le début, je marche en broyant du noir et en apercevant Vitalic dans la lumière… qui salue… je n’avais pas fait attention mais le chapiteau Domino avait pris du retard ! Je suis dégoûté, mais m’installe devant la scène – normal tout le monde est parti.

Deux minutes plus tard, voici que débarque un petit homme, tout simple, il traverse la scène, le public fait à peine attention à lui, on jurerait un technicien ! Il agite ses petits doigts et BOUM, un beat puissant sort des enceintes, rejoint par un sample minimal ensorcelant : Electro choc. Je suis perdu, suspendu à ses disques, il enchaîne ces derniers, je danse, choqué par ce DJ qui sans autre forme de procès m’a donné ce que je n’attendais plus. J’avais trop pensé, j’étais hermétique à la nouveauté et voilà que lui me remet à ma place. J’ai l’impression de revivre ma première soirée en club, je ne connais aucun des disques qu’il joue mais il guide mes pas et mes émotions. Ce génie c’est Agoria, c’est si bon l’inconnu, en fait je crois que je n’en avais plus l’habitude, c’est trop rassurant d’aller écouter des choses qui nous sont familières.

Frappé par l’electro choc tant attendu, je vais voir ce qui se passe du côté de l’autre scène, Busy P. vient d’arriver. Je suis enthousiaste, il balance 20 secondes de Genesis de Justice pour couper court avec un oldie hip hop, puis renchaîner sur un morceau très toy bending. Son set est dingue, protéiforme dans la technique et le genre.

J’ai vaincu mes craintes et comprends tout. C’est ça Solidays : la diversité du public, des lieux des styles, unie par une chose l’amour de la musique et de la cause.

DJ Medhi rejoint le manager des Daft Punk et envoie un a capella soulful qui fait vibrer ma cage thoracique, c’est mon cœur qui a pris le pas sur ma tête – God I love music !!!
Busy P. écoute son pote mixer tandis qu’au loin la passation de platines entre Agoria et Laurent Garnier ressemble à une communion.

Tout est dit, le public n’est plus qu’une masse rythmée par le son electro d’une part, techno de l’autre, il n’y a plus de différences, entre tous ces gens de divers horizons guidés par les artistes : tout le monde partage. Il n’y a pas d’artifices, comme Agoria qui m’était apparu seul et chétif dans la lumière, rien d’autre que lui, ses platines et ses disques. C’est aussi simple que de croiser un ruban rouge, tout est entendu.

Je quitte l’hippodrome de Longchamp me retournant une dernière fois, Laurent Garnier qui a apporté les musiques électroniques en France fait danser les générations qu’il a enfantées, éclairées par les spots aux couleurs de l’arc en ciel.

Peace.

Peace Nadaxeler et merci pour ce post-report…

Solidays

Posted in solidays on July 5, 2008 by freeyourmind

Ce soir je suis … et toi ?